• Le Moustique
En 1956, sous le pseudonyme d'« Agostini », Goscinny signe dans un journal belge, Le Moustique, les premiers scénarii du Petit Nicolas dessiné par Sempé.
Vingt-huit gags (une page par semaine) écrits par Goscinny et dessinés par Sempé paraissent dans Le Moustique, entre 1956 et 1958.
« La plupart des gags reposent sur quelques grands thèmes de la vie quotidienne - coiffeur, grands magasins, train électrique, bricolage, jardinage. Goscinny, maîtrise parfaitement l'ellipse et la mécanique du gag en une page … » (Marie-Ange Guillaume, Goscinny, Actes Sud). Mais Sempé ne se sent pas à l'aise dans son rôle de dessinateur de bande dessinée. Ils abandonnent.

• Sud-Ouest Dimanche
En 1959, Henri Amouroux demande au duo de reprendre leur personnage pour le numéro de Pâques de Sud-Ouest Dimanche. Goscinny et Sempé réalisent une nouvelle illustrée. « Il [René] arriva avec un texte dans lequel un enfant - Nicolas - racontait sa vie avec ses copains, qui avaient tous des noms bizarres : Rufus, Alceste, Maixent, Agnan, Clotaire... Le surveillant général était surnommé le Bouillon. C'était parti : René avait trouvé la formule », explique Sempé.

Le succès auprès des lecteurs est immédiat. Et le journal leur demande de continuer. « C'est René Goscinny qui a trouvé le ton. René n'était jamais allé en colonie de vacances, moi oui. Le décor et l'ambiance, c'est moi, les personnages comme Agnan ou Geoffroy, c'est René, à l'exception du Petit Nicolas. Et puis, l'école est une école de Bordeaux que j'ai connue. »

• Best-seller
Les histoires du Petit Nicolas continuent dans Pilote dès le numéro 1 en 1959. Reprenant les récits déjà publiés, les Editions Denoël font paraître cinq livres à partir de 1960. « Le premier recueil n'a absolument pas marché. Denoël ne voulait pas faire le second volume : Les Récrés du Petit Nicolas. Seul un des éditeurs, Alex Grall, a insisté... Puis, Goscinny et moi sommes passés à une émission de télévision, Lectures pour tous, qui a diffusé des dessins... Petit à petit, ça a marché... » C'est l'une des premières émissions de télévision de Goscinny. Il fait rire, il crève l'écran. Les journalistes s'en rendent compte… Ce qui lui vaudra d'être très souvent invité à la télévision.
Le Petit Nicolas paraîtra exceptionnellement dans le numéro de Noël 1963 du journal Elle.

 

« Je n'aime pas la bande dessinée. Je n'en ai jamais lu, je n'ai jamais aimé ça. En revanche, les dessins humoristiques m'ont toujours passionné. »
Sempé

 

Le Petit Nicolas traduit
dans le monde entier